Le prix de l’Histoire...

Paul Deschanel
Paul Deschanel

  Depuis soixante ans le générale De Gaule monopolise l'histoire de France des grands hommes et tout homme politique qui se respect marche sur ses pas sur le chemin de la gloire. Devenir un personnage historique en étant devenu le premier des Français n'est pas une mince affaire et certains sont entrées dans la mémoire collective national par des faits plutôt risibles tel Paul Deschanel président de la république du 18 février au 21 septembre 1920 qui est connu pour sa chute du train en pyjama entre Paris et Roanne ainsi que ses parties de chat perché somnambulique dans les jardin de l'Elysée. Ces folies passagères s'arrêtèrent à sa démission.

Félix Faure

  A la fin du XIX éme Félix Faure a écrit son nom dans l'histoire de façon tragi-comique en ayant le bon goût de décéder dans les bras de sa maîtresse Marguerite Steinheil le 16 février 1899. Mais après le Générale c'est difficile et ils ont beau gesticuler dans tous les sens le résultat et bien piètre sous la cinquième République. Si l'on fait un tour de table :

VGE Académicien

    Georges Pompidou reste quelqu'un de connu du coté de Montboudif (Cantal).
    Giscard d'Estaing, un homme qui aime la reconnaissance fait figure de dinosaure à accès à une certaine notoriété grâce au diamant de Bokassa et surtout une histoire qui n'est pas pour déplaire à nos amis Belges l'affaire des avions renifleurs. Notre ami Giscard fait pourtant des efforts incommensurables, comme devenir un immortel pour ses écrits (quelques traités d'économies) et deux romans dignes d'un érotomane sur le retour, "Le passage" et le dernier en date "La Princesse et le Président" Mais depuis la fin de son mandat rien de bien glorifiant allant plutôt de débâcle en déroute, déculotté au municipale Clermontoise en 1995 et sortie à la dérobé par la petite porte du Conseil Général d'Auvergne en 2004. Même le rachat du château d'Estaing dans l'Aveyron n'est qu'une sombre illusion pour redorer un blason et un nom d'emprunt car il semblerait que seul point commun entre le dit château et l'ex-président ne soit que le nom sans aucune autre forme de filiation. A moins qu'il ne se fasse enterrer dans les vestiges de Vulcania, il ne lui reste plus que son clone de fils pour assurer la postérité et c'est pas gagné.

Pyramide du louvre

    Dans les monstres sacrés, François Mitterand s'est taillé la part du lion et autrement que par sa pyramide du Louvre. D'une vive intelligence il a su en intrigant marqué de sa patte les 2 dernières décennies du XX° siècle. Le personnage multi facettes impose par la force tranquille, l'image d'un humaniste de gauche, la réalité est plus contrastée allant de manipulation en coup de théâtre au sens propre du terme, il marque de sa trace quelque lignes de notre histoire, avec ses 2 mandats il bat à plate couture VGE.

Chirac pommes

    Il nous reste notre grand Jacques qui a atteint la postérité avec les Guignols de l'info et leur célèbre "Manger des pommes" pourtant un président élu à plus de 80 % par son peuple est soit un dictateur soit un héro ou alors un sacré opportuniste. Jacques Chirac est un peu un magicien, tout le monde le déteste et le vois au bout d'une corde, quinze jours plus tard il devient le sauveur de la démocratie en danger. Allant du pire "avec le bruit et l'odeur" au meilleur notamment en Israël ou il montre qu'il ne se laisse pas marcher sur les pieds pas les gardes chiourmes Israéliens. Depuis la fin de son mandat le président SDF qui vit sur les largesses de feu Hariri en habitant un hôtel particulier dans le XIV° mis à disposition par la famille de l'ancien premier ministre du Liban., devient le symbole de la France en Afrique en volant la vedette à notre actuel président. Empêtré dans les mailles du filet de la justice il risque de devenir célèbre comme étant le premier des premiers des Français coincé entre le glaive et la balance. Il n'y a pas de quoi noircir les pages d'histoire des manuels scolaire.

Sarckozy Berlusconi

    Tout ça pour en arriver à notre actuel président qui mérite largement la palme du nain de jardin rêvant de devenir le géant vert. Nicolas Sarkozy depuis qu'il a atteint les sommets de l'état semble aspirer à entrer coûte que coûte dans la postérité historique. Que peut désirer un homme qui après avoir eu le pouvoir suprême, épouser la plus belle femme du monde, posséder plus de Breitling qu'il n'a de poigné, avoir un gros n'avion et fréquenté The Queens Elisabeth ? La réponse c'est peut être de devenir une personnalité ayant marqué sont temps. Avant d'entrer dans le vif du sujet force est de constater que depuis plus de 2 siècles les petits ont une propension à vouloir devenir de Grands personnages, en ne prenant que deux tristes exemples Napoléon et Hitler qui ont réussis brillamment leurs examens de postérités. Certes notre président à talonnette n'est pas aussi sanguinaire. Et ses pitoyables frasques sont bien grotesques par rapport aux deux précités. Ses agissements bien que risibles ne sont pas moins inquiétants. Les Italiens ont un Berlusconi mafieux facétieux, grossier personnage de caricature qui semble poursuivi par notre président dans la course au ridicule. Pour mémoire les pseudos

Guy Môquet
Guy Môquet

 déboires éthylique avec Poutine, le casse toi pauvre con, les soubresauts et tiques face à la reine d'Angleterre, les mises en scènes pour paraître plus grand par la taille. Pris dans l'obsession du miroir, suis-je le plus grand, le plus beau, le plus... Il faut que mon nom reste graver pour l'éternité en tant que symbole de la grandeur du peuple de France. Ce soudain besoin de reconnaissance on le ressent en voulant associer son nom à Guy Môquet militant communiste fusillé par les Allemands et devenu symbole de la résistance.

Albert Camus
Albert Camus

La manipulation n'a pas porté ses fruits. Alors qu'importe si l'histoire ne vient pas à lui, il ira à elle, avec la fable du mur de Berlin. Etre ou ne pas être à Berlin le 9 Novembre 1989 là était la question qui à entraîner une partie du gouvernement dans un mensonge collectif grossier. Cette volonté de reconstruire l'histoire comme dans 1984 semble tourner à l'obsession. La dernière trouvaille faire rentrer Albert Camus au Panthéon, un Albert Camus qui avait refusé la Légion d'Honneur, communiste de surcroît et qui mépriserai probablement notre Dr Loveless. L'affaire semble mal engagée un des enfants d'Albert Camus y est opposé.
A mi-mandat nous somme loin d'écrire cette belle page qui fait fantasmer Nicolas et l'on perçoit une certaine amertume lorsqu'il remet la Légion d'Honneur à Dany Boon.

Les gouvernants gouvernent l'Etat ; les technocrates, les gouvernants ; et la vanité les gouverne tous. (Georges Elgozy Economiste français 1909 - 1989)

Bonne journée

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